Beauté, Bien-être, Cosmétiques naturels
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Les perturbateurs endocriniens : ces petites molécules qui se cachent dans plusieurs produits de soins de la peau.

S’il y plusieurs années on mettait en lumière les impacts que peuvent avoir sur la santé les parabènes incorporés dans les produits de soins pour le visage, les cheveux et le corps, plus récemment on entend souvent parler des « perturbateurs endocriniens ». Ces molécules semblent être partout dans différents produits qui semblent inoffensifs, puisque vendus dans les commerces divers et à grande surface. Il n’est pas facile comme consommateurs de s’y retrouver avec des termes souvent scientifiques et parfois difficiles à cibler et à comprendre. Par chance, chez Kamelya Aromacosmétique nos produits sont 100 % naturels donc aucune hormone mimétique susceptible d’altérer votre organisme ! Dans ce billet, nous parlerons de ce qu’est un perturbateur endocrinien et des différents composés chimiques à identifier dans les soins de corps ou de la peau en général. Sachez que certains perturbateurs se retrouvent aussi dans des produits d’usage courant à la maison, nous en identifierons quelques-uns.


Un perturbateur endocrinien c’est quoi au juste ?

Ce n’est qu’en 1991 que le terme apparaît pour la première fois dans la littérature scientifique. Theo Colborn va désigner toutes molécules ou composé chimique qui ont des propriétés hormono-mimétiques ou leurre hormonal des perturbateurs endocriniens, ces molécules vont généralement causer des changements physiologiques à divers degrés selon la concentration et l’exposition répétée, dont un effet de plus en plus soupçonné sur la santé reproductive des humains, mais aussi chez certains animaux. En gros, ces molécules absorbées dans l’organisme vont imiter certains effets des hormones ce qui peut engendrer un déséquilibre chez les hommes ou les femmes.

Si pris isolément, ces ingrédients peuvent sembler sans danger sous un seuil de concentration réglementé, le problème de plus en plus soulevé dans certaines recherches est l’effet de combinaison et d’accumulation, et ce encore plus particulièrement pour les produits de soins qui pénètrent notre épiderme. La mesure du seuil de tolérance toxicologique ne peut plus être prise comme seul critère.

La dénonciation ne date pas d’hier, depuis 1970 certains groupes (comprenant de nombreux scientifiques) alertent les organismes de réglementation sur les effets combinés et cumulés des perturbateurs endocriniens. Par ailleurs, des études réalisées durant les années 1950 faisaient déjà un parallèle entre l’exposition à des molécules homono-mimétiques et la puberté plus précoce chez les filles et la baisse des capacités reproductives chez l’homme.

En cosmétologie, l’intégration des perturbateurs endocriniens ou plutôt de ces composés chimiques s’explique souvent d’une part par leur coût moindre et aussi par leurs avantages en termes de conservation, de texture, d’action moussante ou encore pour stabiliser une formule. Ils se retrouvent aussi dans moult produits à usages divers : retardateur de flammes, certains contenants de plastiques (les fameux BPA appelés bisphénol) et un certain nombre de pesticides.


Quelles sont les molécules hormono-mimétiques ou communément nommées les perturbateurs endocriniens utilisés en cosmétologie ?

suremballage cosmétique

Identifier les perturbateurs endocriniens

Voici une petite liste et un aide-mémoire pour un magasinage plus facile, cette liste n’est pas exhaustive.

  • Parabènes : conservateur populaire dans les cosmétiques, shampoings et soins pour le corps, il se compose d’acide parahydroxybenzoïque. On l’utilise encore largement dans le domaine de la cosmétique comme conservateur. Le hic avec les parabènes c’est qu’ils sont soupçonnés d’interférer avec la fertilité féminine ou d’engendrer un déséquilibre pouvant augmenter les risques de cancer comme celui du sein.
  • Triclosan : dur de se sauver du triclosan, on le retrouve dans presque tout dans la maison, les produits nettoyants, les savons pour les mains, les désodorisants, les matelas, certains tissus ou linges de maison, le dentifrice, etc. L’effet d’exposition cumulatif à cette substance peut être dommageable pour la santé et en plus il se retrouve, par l’évacuation, dans les cours d’eau et intoxique les organismes qui y vivent. S’il est très difficile de l’éviter à 100 % on peut tout de même commencer par faire de meilleurs choix côté nettoyants et soins pour le corps.
  • Phénoxyethanol : ce composé est utilisé pour ses capacités antimicrobiennes, on le retrouve donc… attention… dans les lingettes de bébé entre autres. Mais étant de la famille des éthers de glycol, un genre de mixte entre eau et huile, on l’intègre aux lotions pour le corps, produits capillaires ou encore des maquillages. On lui reproche d’être allergisant ou irritant pour la peau et les yeux, mais de présenter aussi un risque à un certain niveau d’exposition au fœtus ou d’être potentiellement cancérigène.
  • Methylisothiazolinone : ce biocide est utilisé pour éviter la contamination d’une solution à base d’eau, il est incorporé pour éviter la croissance et la propagation de microbes. On le retrouve souvent dans les produits de soins comme un substitut aux parabènes. Les cas observés de réactions allergiques tendent à augmenter, il peut être urticant et occasionner des plaques et rougeurs.
  • Phtalate : composé qui sert dans la production de plastique, mais aussi dans la formulation des vernis pour les ongles et des parfums. On le retrouve même dans certains jouets pour enfants. Les phtalates ont été identifiés comme des substances toxiques et pouvant nuire à la reproduction humaine.
  • Mercure : de moins en moins utilisé dans les produits de beauté, on le retrouve encore aujourd’hui dans les mascaras principalement.
  • Plomb : on sait tous que le plomb est à éviter pour la santé. La réglementation canadienne s’est resserrée quant à son utilisation, mais restez vigilant sur ce rouge à lèvre dont la provenance est floue et à un prix très bas. Nous retrouvons de plus en plus des produits naturels qui offrent une tenue et des couleurs tout à fait comparables.

En images, un extrait de notre conférence sur la cosmétique naturelle :

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En terminant, à la lumière des informations partagées avec vous dans ce billet, peut-être vous dites-vous que la tâche est colossale, comment éviter tous ces produits chimiques au quotidien ? En fait, on peut commencer par quelques choix éclairés, puis-je choisir un nettoyant pour mon visage formulé avec des ingrédients naturels, idem pour un nettoyant d’usage courant ou simplement opter pour une peinture à base d’eau plus écologique, etc. Bref faire de petits pas et prendre le temps de lire les étiquettes, sans parabène veut-il vraiment dire sain ?

la mention slow cosmetique

Pour magasiner dans notre boutique en ligne : 

Kamelya Aromacosmétique
Canada [sans frais] : 1-855-350-4076
info@kamelya.ca
www.kamelya.ca

 

 

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